Les Âmes Destinées – extrait du prologue

Les Âmes DestinéesJe suis ravie d’annoncer la sortie prochaine en version papier des Âmes Destinées ! Si vous avez aimé l’ebook, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à en commander quelques exemplaires pour les offrir 🙂

Pour célébrer l’évènement, découvrez la première page du prologue ci-dessous. La suite sort la semaine prochaine, le 20 Juin. Vous pouvez réserver ces deux volumes sur Amazon.

"Dans la pénombre d’une nuit sans étoiles, un dormeur respirait paisiblement, la tête inclinée vers la fenêtre entrouverte et les mains croisées sur la couverture en laine blanche. Nul bruit ne venait perturber son sommeil. Les invités du banquet en l’honneur du prince héritier avaient rejoint leurs appartements et s’étaient assoupis depuis plusieurs heures ; les cuisiniers, les musiciens avaient regagné la ville en contrebas du donjon, et plus aucune torche ne brûlait. Le dormeur laissa échapper un ronflement sonore, mais ne bougea pas. À le voir immobile et si paisible, il eut été difficile de croire qu’il allait bientôt mourir.

Il était condamné, disait-on à la cour, atteint d’une maladie incurable que les médecins, malgré tout leur savoir, tous leurs remèdes, n’avaient pu guérir. Au fil des ans, le dormeur avait perdu ses forces et restait, de jour comme de nuit, allongé sur son lit en chêne, à regarder distraitement passer les oiseaux lorsque ceux-ci grignotaient quelques miettes de pain, abandonnées sur le rebord de la fenêtre par ses serviteurs. Il n’était plus qu’une ombre, l’ombre d’un monarque jadis respecté dans tous les Territoires d’Ĩss.

Les érudits de Cymirlias étaient certes renommés pour leur science, mais ils n’avaient jamais voyagé près des marécages des plaines d’Arka, à la lisière de la forêt de Luslir. Là-bas, à l’ouest de la ville d’Ulkat, poussait une plante très particulière. Elle était blanche, n’avait aucune odeur et se diluait très bien dans le vin, auquel elle laissait sa couleur rouge originelle... La plante était mortelle, elle tuait le dormeur depuis huit ans.

Importuné par l’air frais de la nuit qui faisait rougir ses joues, le roi toussa. L’assassin referma aussitôt la fenêtre, avant de revenir s’accroupir près de sa victime en soupirant."

À très vite !

Lily

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